airlium_balloide-photo_photographie_aérienne
Appareil photo-mitrailleuse NADAR Emménage au dernier étage
conçu pour l'observation d'un immeuble de la rue Saint-Lazare
aérienne (photo ou film)
pour l'armée allemande
Sa nouvelle aisance lui permet d'emménager au dernier étage d'un immeuble de la rue Saint-Lazare, où il peut disposer d'un atelier
bénéficiant de la lumière naturelle. C'est dans ce studio que seront réalisés ses chefs-d'œuvre, continuant l'œuvre des portraits,
entreprise avec la caricature, mais maintenant continuée avec une nouvelle technique : la photographie. À partir de cette époque,
la technique du portrait est maîtrisée et les travaux sont de qualité. Les prix évoluent à la baisse. De nombreux studios ouvrent et
les personnalités — les élites du monde des arts, des lettres mais aussi de la politique, du théâtre et même de l'Église — peut-être
attirés par leur côté narcissique, n'hésitent pas à « se faire tirer le portrait ». Ce sont ces œuvres que l'on retrouve chez les
papetiers sous forme d'estampes et de photographies.
En 1854, il se marie avec Ernestine, jeune femme issue d'une riche famille protestante, mais malgré le mariage, il continue d'offrir
l'hospitalité à ses nombreux amis, comme à l'époque de la bohème. À cette époque, Nadar se brouille avec son frère cadet, qui
s'était lui aussi lancé, avec son appui, dans le métier de photographe-portraitiste, mais voulait aussi utiliser le nom de «Nadar».
Il s'ensuivit un procès. Nadar souhaite que l'appareil de photographie puisse désormais être emporté à l'extérieur et en voyage,
aussi facilement que le chevalet du peintre, il va commencer aussi à expérimenter la photographie embarquée dans un ballon, il fut
donc aussi, dès 1858 le pionnier de la photographie aérienne, avec ses vues du Petit Bicêtre. Daumier représenta Nadar opérant
avec difficulté lors d'une ascension aérienne, avec cette légende prémonitoire : Nadar, élevant la photographie à la hauteur de
l'Art le 25 Mai 1862. En 1860, manquant de place, Nadar déménage de la rue Saint-Lazare au boulevard des Capucines. Il fait
installer au fronton de son immeuble une immense enseigne, dessinée par Antoine Lumière et éclairée au gaz.
-Livre offert par Charles Baudelaire à Félix Tournachon. Pseudo: Nadar
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Date de dernière mise à jour : 19/12/2011